Quand le destin t'emmerde (merci Myr pour l'idée !) [PV Myr]

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Dim 15 Mai - 17:13

「 Quand le destin t'emmerde 」

Aelan & Myr

Dans la vie, il faut se nourrir. Pour se nourrir, il faut faire des courses. Cela si on en a assez d'aller manger à droite à gauche car cuisiner n'est pas une passion. C'est essentiellement pour ça que je me rends au quartier marchand aujourd'hui. Pour ça, et parce que ça me soûle d'utiliser mon argent pour un truc qui m'aurait coûter moins cher si je l'avais fait moi-même. Avec mes capacités hors normes en cuisine, j'y crois énormément... Remarque, je pourrais tuer quelqu'un en offrant mes services de cuisinier, c'est autrement plus discret que les lames que j'utilise généralement. En tout cas, ce n'est pas une journée intéressante qui s'offre à moi. Me rendre au quartier marchand ne m'enchante pas particulièrement, et pour y chercher de la bouffe, ça tue l'enthousiasme qui n'était pas bien fort à la base.

Finalement, la nourriture passe en dernier plan. Je me perds dans les rues et face aux mauvaises vitrines. Manger une arme, ce n'est pas terrible. Dire que je me perds n'est qu'une façon de parler, je sais où je me trouve. J'ai seulement laissé de côté l'objet de ma sortie, car je n'en ai rien à faire. En plus, avec le monde qu'il y a... La bonne excuse. Mes placards se fichent bien du monde qui m'emmerde, et mon porte-feuille aussi. L'un est pauvre en contenu, tandis que l'autre pourrait le devenir rapidement si mon métier ne payait pas bien. Raison de plus pour retarder les courses, c'est que j'ai totalement la merde de payer pour des légumes, et de la viande.

Alors que je progresse dans les rues, je tombe sur quelqu'un que je reconnais assez rapidement. On tombe face à face à un croisement, mais on ne se rentre pas dedans. Le mouvement de recul que j'ai m'aide assez pour ça. Je ne pensais pas la voir ici un jour, bien que nous nous sommes déjà croisé dans une grotte perdue en plein désert. Quelle chance... Cette journée s'annonce finalement affreuse. Ce ne sont pas des salutations qui sortent de ma bouche, je n'y pense même pas. En revanche, la froideur de mon ton est bien là.

« Et bien... On ne voulait pas de toi là-bas, tu as préféré venir ici ? »

Tout en désignant la direction qu'elle avait indiqué lors de notre dernière rencontre. J'étais bourré mais pas prêt d'oublié, et ça aurait été le cas pour n'importe qui. Cela dit, je ne pense pas que « n'importe qui » aurait été si pénible à croiser à nouveau. Je me retiens bien de lui demander pourquoi elle est toujours en vie, et si elle a enfin calmé sa déprime. La seule question que je lui pose, et qui n'en est pas vraiment une, suffit largement. Je n'attends pas de vraie réponse, d'ailleurs.
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Dim 15 Mai - 19:29


Quand le destin t’emmerde

► Feat Aelan Khyreni

Le quartier marchand était bondé de monde. Cela déplaisait fortement à la jeune fille, qui détestait les foules, et avait peur qu’on la reconnaisse. Une crainte fondée, car n’importe quel ennemi pouvait se cacher dans cette masse. Elle n’était à l’abri de rien, et elle se sentait mal à l’aise au milieu de tout ce monde.

Tête basse, elle zigzaguait au milieu des gens, bousculant ceux qui s’approchaient trop près, s’excusant, gênée par cette proximité trop soudaine, angoissée dans cette véritable marée humaine dont elle n’avait pas l’habitude… Elle avait été obligée de traverser la ville pour avancer, et, ne connaissant pas l’endroit, s’était très vite perdue, comme à son habitude. Elle se trouvait dans une rue où divers marchands vendaient des produits tous plus différents les uns que les autres sur des étals colorés faits pour attirer l’œil. A quoi bon saliver à sentir ces parfums ou se laisser attirer par tous ces objets intrigants ? Elle n’avait pas d’argent.

Elle continua donc sa route au milieu de cet océan de visages et de rires, mal à l’aise. Elle tentait de réfléchir à ce qu’elle pourrait faire une fois sortie d’ici, pour se rassurer. Elle ne savait pas où elle irait, mais ce n’était pas grave. Elle ne savait déjà pas où elle était, alors…

Elle se demanda un instant comment allait Ozorä. Elle était pour l’heure la seule personne qui se rapprochait le plus d’une « amie ». Et elle désirait vraiment en apprendre plus sur elle, et faire de plus amples connaissances. Mais chaque fois, elles devaient se séparer, et c’était triste. Elle espérait la revoir bientôt, en tout cas. Myr aimait bien Ozorä. Elle était gentille avec elle, en dépit de ses origines, et semblait aller à l’opposé des idéaux du Purgatoire. Elle était actuellement la seule à l’avoir traité d’égale à égale, et sans froideur. On ne pouvait pas en dire autant d’une autre rencontre qu’elle osait à peine nommer, et qui lui provoquait des frissons rien qu’à y repenser. Enfin, après deux rencontres, il était peu probable qu’ils se revoient à nouveau, non ? Peut-être qu’enfin, ses blessures pourraient se panser, qu’elle cesserait de saigner, dans son cœur, et que tout irait mieux.

Elle soupira, alors qu’elle arrivait à un croisement. C’était peut-être son échappatoire ! Elle pourrait enfin échapper à cette masse grouillante de partout qui semblait prête à déferler sur elle. Elle voulut s’engouffrer dans la première direction qui s’offrait à elle, mais quelqu’un déboula au même moment. Heureusement, les réflexes de la personne en face permirent d’éviter la collision, car Myr aurait bien foncé dedans, emportée dans son élan pressé. Elle s’apprêtait à s’excuser, quand on la coupa.

Et bien... On ne voulait pas de toi là-bas, tu as préféré venir ici ?

La froideur de sa voix lui poignarda le cœur. Elle recula comme s’il venait en effet de l’agresser, et osa un regard vers lui. Son visage trompeur. Cet air toujours froid collé sur un joli visage, prêt à détruire tout ce qui passait à sa portée. C’était bien lui. Ce monstre glacial, qui déchirait son cœur pour s’amuser, se divertir. Il n’y avait pas d’erreur.

C’était Aelan.

Elle détourna immédiatement le regard, blessée. Évidemment qu’on n’avait pas voulu d’elle « là-bas ». Il n’y avait qu’Ozorä qui avait sympathisé avec elle. Elle, au moins, n’était pas une briseuse de cœurs, et ne s’amusait pas à détruire les gens de l’intérieur pour se divertir. Elle ne voulait pas croiser ce regard d’un bleu profond, froid, qui déchirait son âme.

Elle n’avait pas envie de répondre à sa question. Cela lui permettrait de la déchirer encore plus. Mais, en soi, cela semblait lui faire plaisir. Myr était gentille. Myr aimait faire plaisir aux gens. Et malgré cette peur qu’elle avait de lui, elle restait fidèle à elle-même, malgré les tremblements qui l’avaient prise.

N-Non, on n’a pas voulu de moi, là-bas non plus…

Elle avait envie de changer de sujet. Elle lui avait certainement fait plaisir, alors pourquoi se torturer plus longtemps ? Son cœur lui faisait si mal, et, instinctivement, elle avait plaqué sa main contre la cicatrice sur son bras, vestige de son instinct incontrôlable. Elle évitait toujours son regard. Le voir lui causait d’atroces souffrances, alors elle préférait éviter de croiser ses yeux méprisants.

Elle serra les poings. Elle voulait seulement partir d’ici, sans jamais le revoir. Pourquoi fallait-il qu’il soit toujours ici ? Et il y avait toujours cette espèce de sentiment paradoxal. Elle ne savait pas bien si elle l’appréciait ou pas. L’éventualité de haïr quelqu’un était inimaginable, à ses yeux, mais il lui faisait peur. C’était déjà une certitude. Au-delà de ça, elle se sentait étrange près de lui, et elle n’arrivait pas vraiment à définir quelle était la nature de cette émotion capricieuse. C’était une sorte de malaise profond, qui lui liquéfiait tous les membres, et lui donnait l’impression qu’elle allait se faire dévorer par un monstre affamé. Et c’était étrangement beaucoup moins douloureux qu’elle pouvait s’y attendre.

Et toi, tu deviens quoi depuis… la dernière fois ?

Elle était désireuse de changer de sujet, et, également, de prendre de ses nouvelles. Elle était curieuse de savoir s’il allait bien. Pour une raison qu’elle-même ignorait, elle se souciait vraiment de lui, même s’il lui faisait peur, même s’il était méchant avec elle. Parce que Myr était gentille, et lui pardonnait. Et pourtant, il n’y avait rien qui la forçait à agir ainsi, surtout envers lui… Mais elle le faisait, parce que Myr se souciait vraiment des gens, même ceux qui la blessaient comme le faisait Aelan. Après tout, elle était un monstre, elle le méritait.

Elle lâcha un long soupir, le regard toujours rivé sur le sol. Elle ne voulait pas croiser son regard. Elle ne voulait pas qu’il la fasse encore souffrir. Elle ne voulait pas…

Tu vas bien ? ajouta-t-elle d’une petite voix timide.

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Lun 16 Mai - 0:28

「 Quand le destin t'emmerde 」

Aelan & Myr

Comme si mes mots l'avaient frappé physiquement, elle recule. Je ne m'attendais pas à cette réaction, qui serait sûrement identique si elle avait vu un monstre. Ma question était certes méchante, mais son attitude n'a pas grand chose à voir avec. Je lui aurais dit « bouh », elle aurait réagi de la même manière... Je ne la quitte pas des yeux tandis que des tremblements lui prennent, que son regard fuit vers le sol. Malgré la surprise que provoque son comportement, je ne me démonte pas, ne le montre pas. C'est assez drôle, en fait, même si ça ne m'arrange pas du tout. Je n'aime pas forcément inspirer autant de crainte alors que je ne compte même pas la tuer. C'est pénible, ce mélange d'avis. Elle répond à ma question, alors qu'il est clair qu'elle ne le veut pas.

La main qu'elle plaque sur son bras ne me rappelle pas l'incident de la dernière fois, j'y pensais avant même de voir ce détail. Cela dit, je me demande comment elle a fait pour soigner cette blessure, grave, qu'elle s'est infligée toute seule la première fois que l'on s'est vu. Preuve en est qu'elle est résistante. Physiquement du moins... Sa question m'étonne en plus du reste. A quoi elle joue ? Et une autre question, toujours sans lever les yeux. Je passe une main dans mes cheveux, retenant comme possible mon exaspération face à son comportement. Il ne me faut pas longtemps pour lâcher un soupir. Et son regard... Bon sang, je vais pas la bouffer. Sans répondre et sans me préoccuper des passants qui ne verront rien, tant le monde est dense, je la saisis par le bras et relève son menton pour la forcer à soutenir mon regard.

« Si tu veux me poser des questions, lève au moins les yeux. Et ne te force pas à parler. T'as rien compris, la dernière fois ? Tu fais exprès ? »

Finalement, sa réaction m'a énervé plus que de raison, bien que cela soit quelque peu amusant. C'est aussi très agaçant, elle ferait mieux de se taire, plutôt que de se forcer. Je la lâche  pour m'écarter, et je continue, d'un ton qui ne se veut pas plus sympathique.  

« J'allais bien. Pourquoi tu es ici ? »

Quelle idiote, je lui ai dit que j'étais vers « là-bas » en indiquant ce territoire là. Elle ne peut que se blâmer pour cette rencontre inopinée, qui visiblement, pourrait la tuer par la peur. Lassé de rester à cette intersection, entre ce mélange de bruits et de silence, je la pousse dans la rue perpendiculaire à la plus bruyante. Celle d'où je sortais, et où elle, elle allait entrer. Cette rue n'est pas déserte, mais elle est nettement plus calme que l'axe principal. Et j'attends ses réponses, sans insister par la parole.
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Lun 16 Mai - 12:44


Quand le destin t’emmerde

► Feat Aelan Khyreni

Parce qu’elle ne le regardait pas, elle ne pouvait pas voir l’expression de son visage. Cependant, elle se doutait bien qu’il n’avait pas l’air ravi de la revoir. Il la haïssait. Comme tous les autres. Peut-être même plus que les autres. Il était juste trop gentil pour le lui montrer…

Il poussa un long soupir. Elle l’agaçait déjà. Elle ne voulait pas l’énerver, encore une fois. Les fois précédentes où ils s’étaient rencontrés, ce n’était jamais en bons termes. Elle en avait assez. Elle ne voulait plus qu’il la haïsse. Elle voulait lui montrer qu’elle était vraiment gentille, même s’il lui faisait mal, même s’il lui faisait peur.

Elle sentit une pression sur son bras. Ce n’était pas aussi violent que la première fois qu’il l’avait relevée, cette fois-là, dans les plaines, mais on sentait qu’il n’y avait aucune douceur dans son geste. Il ne s’en souciait pas, littéralement. Il releva son menton, pour la forcer à le regarder. Était-ce encore un moyen de lui faire du mal ? Peut-être. Si cela l’amusait, qu’il s’amuse. Qu’il la brise. Elle aurait tout le temps de se reconstruire quand il en aurait fini.

Elle avait l’impression que son regard allait la foudroyer sur place. Elle aurait voulu le fuir, esquiver ces yeux perçants cherchant à la poignarder de leur froideur, mais elle ne le fit pas. Parce que ce n’était pas ce qu’il voulait. Et, à ce moment, elle se demanda réellement pourquoi elle cherchait tant à lui faire plaisir. C’était dans sa nature, certes, mais qu’est-ce qui la poussait à lui plaire, à lui. En réalité, elle ne le savait pas, mais ça sonnait comme une évidence, en elle. Plus qu’une volonté sourde, c’était un devoir.

Si tu veux me poser des questions, lève au moins les yeux, lâcha-t-il, agacé. Et ne te force pas à parler. T'as rien compris, la dernière fois ? Tu fais exprès ?

Puis il recula, et la lâcha. Elle aurait voulu baisser la tête, à cet instant, afin de ne plus supporter ce visage d’ange la fixer avec cet air méprisant. Mais ses membres refusèrent de bouger, et son regard resta posé sur lui. C’était ce qu’il voulait, après tout ? Serait-il satisfait, après ça ?

Désolée… répondit-elle d’un ton véritablement sincère, à sa propre surprise.

Pourtant, son ton était toujours aussi froid, lorsqu’il reprit :

J'allais bien. Pourquoi tu es ici ?

Sans attendre de réponse dans l’immédiat, Aelan poussa la jeune fille de l’autre côté de l’intersection – à l’endroit où elle voulait s’engouffrer au départ, avant de tomber sur le jeune homme. Il y avait moins de monde, et moins de bruit. Cela détendit un peu Myr, même si elle restait très mal à l’aise en présence d’Aelan.

Je me suis encore perdue, finit-elle par avouer, après un long silence.

C’était vrai, mais c’était faux en même temps. Elle se sentait bizarre, de dire ça. S’était-elle réellement, véritablement « perdue ». Oui, en soi, elle ne savait pas où elle allait, ni où elle était. Cependant, dans sa fuite, elle avait peu à peu dérivé vers une direction vague, un lointain horizon où, jadis, une silhouette s’était perdue dans la lueur du Levant sanglant. Avait-elle fait cela consciemment ? Non. Mais tout en elle avait brûlé de le faire. Si bien qu’elle avait fait un énorme détour sans même s’en rendre compte. Pourquoi ? Il la détestait, elle avait peur de lui. Qu’est-ce qui pouvait bien lui donner envie de le revoir à ce point ? D’autant plus qu’il semblait s’amuser à lui faire du mal, et elle n’aimait pas ça du tout – la douleur qu’elle éprouvait, que ça l’amuse la rendait plus ou moins heureuse, c’était une drôle de sensation qu’elle n’arrivait pas à définir, là encore. Chaque fois qu’elle pensait à lui, c’était ces sentiments étranges qui la prenaient, et elle était incapable de dire ce qu’elle ressentait vraiment. Qui était le plus fort ? La haine ou l’amour ? Le malaise ou le bien-être d’être avec lui ? Elle l’ignorait. Elle savait juste qu’elle avait envie de le revoir, et qu’en même temps, elle n’avait pas envie de souffrir. C’était paradoxal, et ça la gênait, de ne pas pouvoir faire la lumière sur ses propres sentiments.

Elle continuait de le fixer, avec un certain malaise, mais il y avait dans le même temps une sorte de fascination. C’était vraiment étrange. Là encore, elle n’aurait pas su dire ce qu’elle éprouvait avec certitude, ni avec précision. Pourquoi s’intéressait-elle tant à lui ? Même elle ne le comprenait pas. Enfin, toujours était-il qu’elle voulait qu’il soit gentil avec elle. Qu’il soit… heureux ? Peut-être bien, parce que, pour la première fois, sa gentillesse ne lui attirait que plus de haine, et qu’elle était réellement désireuse de le voir sourire – pour de vrai ! – elle souhaitait à tout prix lui montrer qu’il pouvait l’apprécier. Qu’elle pouvait lui plaire.

Elle ne savait pas quoi lui répondre de plus. Mais elle voulait encore lui parler. Pour entendre le timbre de sa voix s’adoucir. Elle avait vraiment envie de savoir à quoi ressemblait Aelan lorsqu’il quittait ce masque froid, déchirant, qu’il utilisait pour la briser et voiler ses émotions. Et, au fond d’elle, elle croyait sincèrement qu’il y avait quelqu’un de gentil et doux, là-dessous, qui avait juste trop peur de se montrer, pour une quelconque raison.

J’ai fini par arriver dans les environs, et je devais passer par la ville pour pouvoir continuer.

C’était bref. Elle avait appris qu’il détestait les réponses longues empreintes d’émotions. Alors elle avait fait au plus court. Elle voulait apaiser ce mépris dans ses yeux, et voulait briser cette froideur entre eux.

Elle avait envie d’être gentille, avec lui. Parce qu’elle avait un peu pitié de lui, dans un sens. Il était obligé de se montrer froid, pour masquer ce qu’il était au fond. Avait-il peur ? De quoi ? En tout cas, c’était ce qu’elle pensait, qu’il était obligé de se vêtir d’une armure de glace pour protéger son cœur fragile d’un monde qui, peut-être, ne voulait pas de lui non plus. Elle l’avait toujours vu en solitaire. Pour une raison qu’elle ignorait, là aussi, elle trouvait que cela ne lui allait pas. C’était triste, d’être seul.

Je suis contente que tu ailles bien… finit-elle par murmurer, faute d’avoir autre chose à dire

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Lun 16 Mai - 15:25

「 Quand le destin t'emmerde 」

Aelan & Myr

Ce n'est qu'après un long silence qu'elle avoue être perdue. Encore. Comment fait-elle pour ça... ? Cette réponse me donne envie de rire, tout comme elle me laisse sceptique. Elle n'est pas douée, et c'est si voyant chez elle que finalement ça enlève tout envie d'en rire. Je ne lui réponds rien en entendant ça. C'est pas compliqué de se procurer une carte et de la lire, elle devrait le savoir. Lui demander si cet aveu est bien vrai ne me traverse pas l'esprit, c'est désespérant mais ça n'a pas l'air faux. Je soupire simplement tandis qu'elle continue de me fixer, visiblement mal à l'aise. Je lui ai dit de me regarder pour parler, pas comme ça, pour rien.

Ne sachant pas si elle va reprendre la parole, mais ennuyé de rester debout alors que les gens passent de tout côté, je vais m'asseoir sur une caisse plutôt haute qui traîne sur un côté de la rue. Je sais pas à qui c'est, mais elle est solide. Comme ça, les passants ne font pas chier. Ils sont plus pénibles encore que Myr, entre ceux qui sont pressés, qui prennent de la place, qui sont trop bruyants... Passer par la ville pour continuer ? Et donc elle passe par le quartier le plus vivant, alors qu'il y a beaucoup plus simple ? Enfin, vu sa propension à se perdre, ça n'a rien d'étonnant. Je lui pose une question, dont la réponse m'apparaît déjà sans qu'elle ne dise rien. Après, peut-être a-t-elle une infime idée de la direction qu'elle va prendre.

« Pour continuer vers où ? Est-ce que tu sais où tu es ? »

Pitié, qu'elle le sache... Elle doit bien le savoir, puisque j'ai indiqué le nom du territoire la dernière fois. Je crois. Je sais plus. Je reste perplexe quand elle dit être contente, c'est étrange de dire ça. Hm... Je la fixe, amusé et curieux face à cette remarque que je ne comprends pas. Je n'ai pas été si méchant avec elle, alors, puisqu'elle peut se réjouir de mon état. Je n'y crois pas trop, mais c'est ce qui me semble plus plausible.

« Pourquoi ? »

Je n'attends pas beaucoup avant de reprendre la parole, même si je compte sur elle pour répondre à ma question, aussi simple soit elle.

« Et moi je suis content de te voir en vie. »

Dire que j'en suis content est exagéré, ça ne me fait ni chaud ni froid. Après tout, elle aurait pu être morte, je n'en aurais rien su, et ça ne m'aurait pas attristé. Alors, qu'elle soit en vie ne me fait pas plus d'effet. Cela dit, c'est une fille bien, ce serait bête qu'elle meurt.
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Lun 16 Mai - 16:24


Quand le destin t’emmerde

► Feat Aelan Khyreni

Aelan, agacé d’être debout, alla s’asseoir sur une caisse, à un côté de la rue. La foule semblait l’énerver, alors qu’elle lui faisait peur. C’était étrange. Il avait l’air tellement fort, comparé à elle. Et elle ne savait pas vraiment quoi en penser. Elle avait juste envie de sourire. Étrangement.

Pour continuer vers où ? Est-ce que tu sais où tu es ?

Elle lui jeta un regard presque sceptique. Comment saurait-elle où elle allait avant même d’y être ? De plus, à part le nom du territoire, elle n’avait strictement aucune idée de l’endroit où elle était. Comment le saurait-elle ? Elle n’y avait jamais été, et ne savait pas lire une carte – faute d’avoir bien voulu apprendre, dans son enfance. C’était bizarre, comme question. Il savait bien qu’elle passait son temps à se perdre, non ? Elle était certaine de le lui avoir dit, un jour. Mais elle se doutait bien que sa propre existence avait dû lui sortir de la tête dès qu’il n’avait plus eu son visage en face des yeux. Alors quant à se rappeler de ses mots…

Eh bien, pour aller… De l’autre côté de la ville, je suppose. Je ne sais pas ce qu’il y a, derrière.

Elle eut un petit rire gêné, et se passa nerveusement une main dans ses longs cheveux rouges. Elle savait que ça allait l’agacer. Elle le connaissait bien, de ce côté-là… C’était étrange, d’avoir l’impression d’aussi bien connaître une personne qu’elle n’avait vu qu’à deux reprises auparavant, et avec lequel elle n’avait que peu échangé – d’autant qu’il ne lui avait rien dit sur lui de plus que son nom et son âge. Enfin. Au moins elle avait une très, très vague idée d’où elle était. Juste nom du territoire. C’était déjà bien, de sa part.

On est quelque part chez les Zhentarims, non ? questionna-t-elle innocemment, sans attendre de réponse en particulier.

Il sembla perplexe un instant. Elle se sentait un peu gênée. En fait, elle ne savait même pas comment elle se sentait. C’était beaucoup trop étrange pour qu’elle définisse clairement ses émotions.

Pourquoi ? réagit-il a une de ses précédentes paroles.

Elle le fixa un bref instant. Il ne fut pas long à reprendre la parole, même s’il était évident qu’il attendait une réponse.

Et moi je suis content de te voir en vie.

Ces mots lui firent aussi mal qu’ils la touchèrent. Elle ne savait pas s’il était vraiment sincère, ou s’il était simplement content de retrouver le jouet qu’il aimait casser. Ou si, tout simplement, il faisait preuve de cette déchirante hypocrisie dont il avait le secret, et qu’il n’en avait réalité strictement rien à faire. Pourtant, cela lui réchauffa le cœur de penser qu’il pouvait réellement s’inquiéter pour elle. Même si ce n’était qu’une illusion, c’était toujours mieux que rien.

Pourquoi s’inquiétait-elle pour lui, elle ? Eh bien… Elle ne savait pas. Elle était juste heureuse qu’il aille bien. Elle rougit, et, pour la première fois depuis qu’il le lui avait demandé, détourna les yeux. C’était un peu gênant. Elle ne savait pas vraiment comment il le prendrait. Avec froideur, sans doute. C’était comme ça qu’il était.

Un petit sourire vint remplacer sa gêne, illuminant son visage, doux, léger, puis elle releva la tête vers le jeune homme. C’était triste. S’inquiéter et se soucier vraiment de quelqu’un qui lui faisait tant de mal. Mais ce n’était pas grave. Elle espérait juste qu’un jour, lui aussi lui sourirait de la même façon.

Eh bien… fit-elle, avec une sorte de gêne dans la voix. Disons que j’aurais été triste s’il t’était arrivé quelque chose.

Son sourire s’intensifia. C’était étrange, ce sentiment. Ce bien-être et ce malaise, en même temps… Pourtant elle ne mentait pas. Elle aurait réellement été triste s’il était arrivé malheur à Aelan. Alors, cela la rendait heureuse de savoir qu’il allait bien. Et elle se sentait bien, parce que cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas pu se qualifier d’ « heureuse », et cela lui faisait bizarre.

C’est pour ça que je suis heureuse que tu ailles bien. Parce que ça m’aurait vraiment rendu triste qu’il te soit arrivé malheur.

Cela pouvait sembler étrange, qu’elle s’inquiète alors qu’il ne faisait qu’être méchant avec elle, s’amusait à la briser, morceau par morceau. Mais elle ne contrôlait pas ce sentiment, et elle ne contrôlait pas son instinct qui la poussait à aimer tout le monde, non plus.

Cette espèce de vague de tendresse passa bien vite, lorsque, trop gênée d’imaginer la réaction d’Aelan, elle finit par changer de sujet.

Et toi, qu’est-ce que tu fais ici ?

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Lun 16 Mai - 19:24

「 Quand le destin t'emmerde 」

Aelan & Myr

J'en étais sûr. Elle ne sait pas où elle se trouve, ni où elle va. Mis à part le nom du territoire, elle ne semble sûre de rien. Elle ne semble pas penser qu'elle peut réfléchir, et demander des informations autour d'elle pour savoir où il serait mieux d'aller. Elle a du temps à perdre, pour faire ça. De toute façon, puisqu'elle m'avait parler de fuite, elle aura tout le temps de connaître les terres à force de marcher. Espérons le. Je me contente de hocher la tête quand elle me demande pour le territoire, ne trouvant rien à dire sur son sens de l'organisation déplorable. Ça me tape sur le système qu'elle ne sache rien, mais c'est son problème. La gêne qu'elle montre est compréhensible, mais elle aurait pu l'éviter si elle s'était renseignée.

Elle semble gênée, après ma question. Au point de rougir et détourner les yeux. Qu'est-ce qu'elle va me sortir, encore ? Finalement, c'est un sourire qui éclaire son visage tandis qu'elle me répond. Elle aurait été triste s'il m'était arrivé quelque chose ? Je commence à rire en entendant ça, et la suite accentue mon hilarité. Elle est sérieuse ? Je n'y crois pas, pas une seconde. Elle me fait vraiment rire, cette fille ! Elle pense ce qu'elle dit, ou elle fait exprès ? Je ne sais pas quoi en penser, mis à part que c'est bien stupide et amusant de me sortir ça. Je reprends mon souffle avec une grande inspiration, calmant le fou rire qui m'a pris sans aucun respect pour Myr.

« Qu'est-ce que t'es conne ! Haha... T'es drôle, mais je comprends pas. Tu es sincère ? »

Je n'oublie pas de répondre à sa dernière question, qui est un bon moyen pour passer à autre chose pour elle. Personnellement, je veux savoir si elle pensait vraiment ce qu'elle disait, tant ça me fait bizarre. Je pourrais croire qu'elle est très bonne menteuse, mais même si l'on s'est vu que trois fois, je trouve que ça ne lui irait pas.

« A la base, je faisais mes courses. Mais c'est chiant. »

Par rapport à une discussion avec elle, c'est effectivement d'un ennui mortel. Si elle continue comme ça, cette rencontre qui avait tout pour être ennuyante va devenir un divertissement de qualité. Comme la dernière fois, en fait. Enfin, tant qu'elle ne se plaint pas, sa compagnie passe encore. En plus, elle est drôle malgré elle, c'est pas mal.
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Lun 16 Mai - 20:13


Quand le destin t’emmerde

► Feat Aelan Khyreni

Aelan éclata de rire. C’était à la fois beau, réconfortant, et terriblement douloureux. Il se moquait d’elle. Encore. Il se foutait bien de ce qu’elle ressentait, du fait qu’elle s’inquiète vraiment pour lui, qu’elle puisse réellement avoir des émotions, elle aussi. Cela lui donnait envie de pleurer. Mais elle ne le fit pas. Aelan n’aimait pas ça.

Il prit une grande inspiration, pour calmer cette hilarité soudaine. D’un côté, elle se sentait heureuse de l’avoir fait rire. Elle l’amusait. C’était bien, il était heureux. Mais cela lui faisait tellement de mal… Du mal de voir qu’il ne se souciait pas d’elle. De voir que cela l’amusait de la faire souffrir.

Qu'est-ce que t'es conne ! riait-il. Haha... T'es drôle, mais je comprends pas. Tu es sincère ?

Elle baissa la tête sous l’insulte. Mais elle lui pardonna. Pourquoi ne serait-elle pas sincère ? Quel intérêt aurait-elle à lui mentir ? Pourquoi le faire ? Non, elle s’inquiétait vraiment pour lui. Même maintenant, qu’il la blessait encore plus profondément, elle l’aimait toujours autant. Même s’il lui faisait peur, même s’il lui faisait mal, elle ne lui souhaitait pas qu’il lui arrive malheur. Au contraire, elle désirait qu’il soit heureux, et qu’il se sente bien. Alors pourquoi lui faisait-il autant de peine ?

A la base, je faisais mes courses. Mais c'est chiant, répondit-il.

Soit. Elle ne pouvait pas comprendre, elle ne faisait pas de courses. Elle ne faisait pas de courses parce qu’elle n’avait pas d’argent. Elle ne pouvait pas vraiment savoir si c’était ennuyant ou non. En tout cas, c’était certainement moins morne que d’être seul pour toujours… Vu comme ça, c’était évident.

Elle n’osait plus croiser son regard, tant qu’elle ne lui parlait pas. Il semblait décidément bien s’amuser. Combien de morceaux d’elle voudrait-il encore briser avant de se lasser ? La question qui lui faisait cependant le plus peur, c’était de savoir si elle arriverait à se reconstruire, après. Cette froideur lui faisait vraiment mal, lui donnait envie de s’écrouler au sol, et de pleurer toutes les larmes de son corps. Pourquoi était-il méchant ? Elle ne lui avait rien fait. Parce qu’il ne l’aimait pas, il était cruel avec elle. C’était tellement horrible. Et tellement triste…

Mais elle ne lui en voulait pas. Elle voulait voir le meilleur en lui. Elle se disait que son rire, c’était grâce à elle qu’il était sorti de sa gorge. Qu’elle l’amusait, qu’elle le rendait heureux. Cela apaisait un peu cette douleur sourde dans son cœur. Et peu à peu, il y avait cette étrange émotion qui reprenait le dessus, celle qu’elle ne pouvait pas vraiment identifier, et qui lui conférait une sorte de bonheur doux et chaud, à l’idée qu’il sourit grâce à elle.

Elle serra les poings. Elle avait vraiment envie de pleurer, en fait. Mais elle luttait contre les larmes parce qu’Aelan ne les aimait pas. Elle ne voulait pas le décevoir. Elle ne voulait pas l’ennuyer, ou l’agacer. Elle voulait simplement le rendre heureux. Heureux d’être avec elle. Elle voulait qu’il arrête d’être froid, et qu’il soit gentil. Parce qu’elle était certaine qu’Aelan, au fond de lui, était quelqu’un de bien. Elle releva la tête, pour croiser le regard azur du jeune homme.

Bien sûr que je suis sincère… lâcha-t-elle. Il y avait une sorte de froideur dans sa voix, mais c’était simplement la tristesse en elle, qu’elle tentait désespérément de refouler. Je suis vraiment inquiète pour toi, tu sais…

C’était on ne peut plus sincère. Elle se souciait vraiment de lui, et de son bonheur. S’il n’allait pas bien, elle aurait vraiment fait son possible pour le réconforter. Elle serait restée avec lui. Parce qu’elle s’inquiétait. Pouvait-on en dire autant de lui ? Il l’aurait abandonnée dans la boue, si elle y était tombée. Voire pire, il l’y aurait traîné, l’aurait enfoncé plus profondément dedans. C’était comme ça qu’il était. Mais elle ne lui en voulait pas.

Tu sais, avoua-t-elle, son ton s’adoucissant pour ne laisser qu’une pointe de tristesse dans sa voix, je n’ai pas arrêté de penser à toi depuis la première fois qu’on s’est rencontrés…

Elle ne comprit qu’après avoir prononcé ces mots la portée qu’ils pouvaient avoir, et elle se sentit stupide. Elle rougit, et baissa à nouveau la tête, gênée et intimidée. Ce n’était pas vraiment ce qu’elle voulait laisser sous-entendre. Elle se sentait tellement idiote, à présent ! Elle avait peur qu’il comprenne de travers ce qu’elle venait de dire.

C-Ce n’est pas ce que je voulais dire ! se corrigea-t-elle, avant de se faire envoyer promener par Aelan.


Elle garda les yeux baissés. Elle ne savait pas vraiment comment présenter les choses de façon compréhensible. Elle-même ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Comment aurait-elle pu présenter convenablement les choses ? C’était impossible. Elle n’avait pas les mots pour ça.

Elle finit par se décrisper, et osa enfin un regard vers lui, même au risque d’essuyer tous les reproches que lui lanceraient sûrement ses yeux d’un bleu profond. Elle soupira, d’un soupir long qui se perdit dans les bruits de la foule.

Mais je ne sais pas vraiment comment dire les choses autrement… acheva-t-elle d’un ton plus doux et calme.

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Jeu 19 Mai - 17:27

「 Quand le destin t'emmerde 」

Aelan & Myr

Ma réaction lui a visiblement fait mal, et ça n'a rien d'étonnant. Ça n'a rien d'étonnant, et ça ne me touche pas plus que ça. Après tout, elle sait à quoi s'attendre. Elle aurait pu partir, continuer sa route vers je ne sais quel lieu paumé, rencontrer d'autres gens plus sympa, ou pas sympa. Enfin bref, elle aime se faire mal si elle reste là. Quant à moi, je considère que je ne perds pas mon temps, je le fais passer en m'occupant avec elle. Il faudrait sûrement que je songe à changer mon attitude, et pas que. Le faire serait le mieux pour elle, mais il ne faut pas top rêver. Concernant mon fou rire, même si j'avais amélioré mon comportement, j'aurais ri. Car je n'y crois pas.

Elle confirme être sincère, et rajoute une couche en disant être inquiète. Je n'y crois toujours pas, et ça m'énerve presque de l'entendre me dire ça. C'est drôle comme ça ne l'est pas. Cependant, je préfère ignoré l'agacement pour ne garder que l'amusement. Qu'elle garde son inquiétude pour elle. Qu'elle s'occupe d'elle-même, déjà. A agir comme elle le fait, elle n'ira pas bien loin. Mais je m'en fiche... Je ne lui réponds pas, je ne lui demande pas ce qu'elle pense d'elle, ce qu'elle a dans la tête, pourquoi elle agit ainsi. Ça ne m'étonnerait pas qu'elle tienne un discours du genre « faut être gentil avec tout le monde, et tout le monde sera gentil ». C'est désespérant.

Ce qu'elle dit ensuite... Ne pas rire... Cette fois ci, j'y arrive, je ne lui ris pas au nez. Ça m'a étonné, je ne pensais pas qu'elle sortirait une énormité pareille. J'attends la suite des explications. Elle s'est trompé dans ses mots, heureusement. Je lui souris tandis qu'elle lève les yeux vers moi, amusé par sa réaction, sa gêne et ses mots.

« Moi aussi, j'ai pensé à toi. Lorsque j'ai rencontré une fille qui a commencé à me parler de... C'était quoi ? Ah oui, elle a vu sa famille mourir devant ses yeux. Elle m'a un peu raconté sa vie, ça m'a donc fait penser à toi. Et l'autre, c'était une bizarre à moitié démone, qui prenait mieux cette situation que toi. »

J'ai réellement pensé à elle dans ces moments-là, pour une fois, je ne me fiche pas d'elle. Ça ne veut pas dire que j'ai pensé à elle en bien, mais c'est mieux que rien. Par contre, parler de l'autre semi-démone pourra peut-être l'aider à relativiser.

« Même si je doute que le mode de vie de l'autre fille te convienne, sache que t'es pas toute seule. Elle vit cachée, et elle n'a pas grand chose d'une humaine. Elle sait se débrouiller, on dirait. Enfin bref, ça doit pas te servir beaucoup que je te dise ça. »

Je soupire, ne la lâche pas des yeux. Ça servait à rien de lui dire ça, j'ai pas envie de l'aider à aller mieux. Je ne considère pas lui avoir dit quelque chose d'important, en plus. Il est inutile de dire que je ne pense pas ce que je dis ensuite.

« Sinon, ça me touche que tu n’aies « pas arrêté de penser à moi », comme tu dis.  »
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Jeu 9 Juin - 10:42


Quand le destin t’emmerde

► Feat Aelan Khyreni

Moi aussi, j'ai pensé à toi, avoua-t-il. Lorsque j'ai rencontré une fille qui a commencé à me parler de... C'était quoi ? Ah oui, elle a vu sa famille mourir devant ses yeux. Elle m'a un peu raconté sa vie, ça m'a donc fait penser à toi. Et l'autre, c'était une bizarre à moitié démone, qui prenait mieux cette situation que toi.

Il marqua une pause, et Myr ne répondit pas. Il était des gens qui ne se rendaient pas compte de ce qu’ils étaient, d’autres qui le savaient, et dont elle n’osait même pas imaginer les intentions… Mais elle avait une certitude : cette jeune fille, dont Aelan lui parlait, elle n’était pas un monstre, contrairement à elle. Elle avait fait tellement de choses horribles, dans sa vie, et sa simple existence était un crime. Elle ne voulait plus penser à tout le mal qu’elle avait fait à des innocents. Mais elle était de tout cœur avec l’inconnue, lui souhaitant de vivre le plus longtemps possible, et le plus tranquillement, aussi.

Même si je doute que le mode de vie de l'autre fille te convienne, poursuivit Aelan, sache que t'es pas toute seule. Elle vit cachée, et elle n'a pas grand chose d'une humaine. Elle sait se débrouiller, on dirait. Enfin bref, ça doit pas te servir beaucoup que je te dise ça.

Il poussa un long soupir, sans la quitter des yeux. Elle se sentait un peu gênée. La jeune fille n’avait sans doute pas tué des membres du Purgatoire, sa capture passant donc au second plan. Elle, si elle avait ne serait-ce que l’idée de passer trois jours au même endroit, elle était sûre que cela signerait son arrêt de mort.

Alors, elle ne dit rien, ne sachant que dire de toute façon… Elle attendit qu’il poursuive, s’il en avait envie. Elle savait que si elle répondait à ça, il n’aimerait pas. Il n’aimerait pas qu’elle lui explique, encore une fois, qu’elle était un véritable démon, un monstre qui n’hésitait pas à briser d’innombrables vies, sans raison apparente.

Sinon, ça me touche que tu n’aies « pas arrêté de penser à moi », comme tu dis.

Elle se figea, net. Cela le « touchait » ? Elle ne s’y attendait pas vraiment, venant de lui… Elle rosit un peu. Cela la touchait encore plus, qu’il soit touché qu’elle ait pensé à lui. Enfin, elle se comprenait…

Et puis, elle le fixa, un instant. Très court. Et un sourire illumina son visage. Sincère, pour une fois peut-être. Elle savait qu’il y avait du bon en lui. Qu’il pouvait éprouver de la compassion. Elle le savait !

Et, de toute manière, même s’il en avait été incapable, pourquoi lui aurait-elle souhaité du mal ? Elle aimait tout le monde, elle voulait que chacun soit heureux, et Aelan ne faisait pas exception à la règle. Au contraire, elle avait comme l’impression qu’elle s’appliquait plus à lui qu’à quiconque. Parce qu’il la haïssait, elle redoublait d’envie qu’il l’aime. Qu’il devienne peut-être son « ami ».

Elle se sentit brutalement un peu mal. S’imaginer qu’il aurait pu être blessé, sans jamais qu’elle le sache. Ou même pire encore…

Ce n’est pas grand-chose, tu sais, fit-elle, un peu timide. S’il t’était arrivé quelque chose, je…

Elle s’interrompit brusquement, se rendant compte qu’elle pleurait. Des larmes roulaient sur ses joues, à la simple idée qu’il puisse aller mal. C’était un peu ridicule. Mais, d’un côté, elle aurait été vraiment triste s’il avait été blessé. Elle essuya ses joues mouillées, d’un geste de la main, et lui sourit à nouveau, un peu comme si de rien n’était. Il n’aimait pas, quand elle pleurait.

Enfin, je suppose que c’est sans importance.

Elle marqua une courte pause, soupirant, pour se calmer. C’était stupide, de s’attacher autant à quelqu’un qui la haïssait. Mais peut-être que c’était bien parce qu’il la détestait qu’elle l’adorait. Elle l’aimait pour deux. Plus ou moins.

Eh bien… Tu comptes faire quelque chose, maintenant ?

Quelque chose comme m’insulter, m’humilier, me briser, encore et encore…

Au fond, elle espérait qu’elle avait une chance, avec lui. Une chance pour qu’ils s’entendent bien. Une chance pour qu’il arrête de lui faire du mal. Pour qu’il soit gentil. Elle était persuadée qu’il était quelqu’un de bien, au fond de lui. Quelqu’un de gentil.

Quelqu’un qui pourrait devenir son ami.

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Dim 19 Juin - 14:09

「 Quand le destin t'emmerde 」

Aelan & Myr

Bon... ça ne m'a pas vraiment touché, qu'elle pense autant à moi. C'est juste étrange. Elle a l'air contente, tant mieux... ? Si ça ne la dérange pas d'être aussi insouciante, c'est bien pour elle. Je ne la comprends toujours pas, et j'ai du mal à croire qu'elle ait avalé mes paroles. Elle est idiote. Malgré le mensonge que j'ai sorti, et auquel elle semble croire, je lui rends rapidement son sourire. Elle est sincère, je suis amusé. Je ne risque pas de faire preuve d'autant de sincérité, surtout si c'est pour lui dire des choses pareilles. Elle prend la parole et... Oh, comme c'est nouveau ! Elle pleure. Pourquoi ? Je la fixe sans rien dire, avant de jouer avec mes mains ou mes cheveux le temps qu'elle se calme. J'en ai tellement rien à faire. Heureusement, elle sèche ses larmes rapidement. Quand elle suppose que c'est sans importance, je hoche vivement la tête sans la regarder pour autant.

Alors qu'elle me demande ce que je compte faire, je descends prestement de la caisse sur laquelle j'étais assis. Qu'est-ce que je compte faire... Rien. Continuer mes courses, mais c'est pénible. Aller m'entraîner, et c'est déjà plus intéressant. Seulement, il y a un tel désert dans mes placards que les courses passent en priorité. Je soupire, las, sans lui répondre. Sans lui accorder un regard ni un sourire, je parle mais n'aborde pas sa question.

« Il ne risque pas de m'arriver quelque chose ici, le clan est bien fait pour protéger même les pires individus. T'aurais ta place. »

C'est pas vraiment une blague. Quand je parle des pires individus, je ne m'inclue pas dedans. Je suis certes habituer à ôter la vie, mais ça ne fait pas de moi la pire personne au monde. Ce n'est que mon avis, largement erroné part mon manque d'interactions sociales flagrant.

« Tu n'imagines pas comme ça me ferait plaisir de te croiser dans les rues chaque jour ! »

Grosse, très grosse, énorme ironie qui semble sincère au ton. Je lui souris légèrement, malgré l'énormité que je viens de sortir. Au fond, ça ne me dérangerait pas tant que ça. Si je la vois de loin, qu'elle se tait et ne pleure pas, ça passe. Mais ce n'est pas prêt d'arriver. Je m'étire, comme si je ne lui avais rien dit d'important. Car après tout, ce n'était pas important pour moi.

« J'te comprendrai si tu ne me croyais pas. Sinon, toi, tu vas faire quoi ? »

Je n'ai pas répondu à sa question, mais elle, elle peut très bien répondre à la mienne.
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Dim 19 Juin - 16:09


Quand le destin t’emmerde

► Feat Aelan Khyreni

Il descendit de la caisse sur laquelle il s’était installé, et Myr le regarda sans bouger. Il poussa un long soupir de lassitude. Il ne lui accorda pas un regard, pas un sourire. Elle se sentit… Un peu triste.

Il ne risque pas de m'arriver quelque chose ici, le clan est bien fait pour protéger même les pires individus. T'aurais ta place.

Elle baissa la tête. Il la prenait pour une horrible personne. Pourtant, elle ne voulait de mal à personne. Elle en avait juste assez de fuir. Elle souhaitait juste que tout ça se finisse, enfin. Elle voulait qu’on l’accepte, telle qu’elle était, et qu’on l’apprécie. Elle soupira, à son tour. Elle aimerait avoir un Clan. Un Clan où elle serait en sécurité. Où ses membres seraient suffisamment aimants et forts pour prendre soin d’elle et la protéger.

Tu n'imagines pas comme ça me ferait plaisir de te croiser dans les rues chaque jour ! ajouta-t-il d’un ton ironique.

Il la détestait, elle le savait. Mais cela ne l’empêchait pas de l’apprécier d’autant plus. Elle était certaine qu’au fond de lui, il le pensait, ne serait-ce qu’un petit peu. Et elle serait elle aussi contente de le voir plus souvent. Elle aurait aimé qu’ils partent sur de meilleures bases. Peut-être qu’ainsi, ils auraient pu être… « amis » ?

C’était un beau rêve, qu’elle chassa. Aucun Clan ne voudrait d’elle. Aucun dirigeant ne se risquerait à cacher la trace d’une union interdite, et elle se sentait incapable de mentir pour avoir la protection des gens. Elle détestait mentir, et, de toute façon, elle n’était pas douée pour ça. Mentir serait revenu à dire la vérité de façon plus explicite encore que cette dernière…

Aelan eut cependant un petit sourire. Qu’elle lui rendit. Plus grand. Elle était beaucoup plus chaleureuse que lui. Mais cela lui allait. C’était dans son caractère, après tout, et elle n’avait pas l’intention de le changer. Elle l’appréciait très bien comme il était.

Il s’étira un long moment, et reprit, d’un air indifférent :

J'te comprendrai si tu ne me croyais pas. Sinon, toi, tu vas faire quoi ?

Elle le fixa, d’un air surpris. Et son visage s’éclaira à nouveau d’un beau sourire.

Pourquoi devrais-je ne pas te croire ? Tu n’aurais aucune raison de me mentir, pas vrai ?

Naïve, certes, mais elle avait l’espoir, au fond, qu’il était vraiment quelqu’un de gentil. Cela lui aurait tout simplement brisé le cœur, peut-être, d’admettre que c’était une pourriture. Mais elle avait la certitude que ce n’était pas le cas. Au fond de lui, Aelan était un être doux et aimant, et il pouvait très bien être gentil, quand il le voulait !

Elle eut un petit soupir. Que faire ? Cesser cette fuite futile. Elle en avait assez. Où aller ? Elle ne savait pas. Se cacher, comme il lui avait déjà conseillé, était bien. Mais elle risquait de se faire rattraper par le Purgatoire, et elle ne voulait pas se battre. Sa seule chance serait de rejoindre un Clan. Et cela la fit soupirer une fois de plus. Elle était comme coincée, dans ses options.

Je ne sais pas trop. En réalité, j’ai déjà envisagé de me cacher, comme tu me l’avait conseillé, mais peu importe où j’irais, ils finiraient par me rattraper, de toute façon. Le mieux serait d’avoir la protection d’un Clan, mais tu sais comment sont les choses, pas vrai ? Ils ne peuvent pas.

Elle avança vers lui, doucement, pour se retrouver en face de son visage, à fixer ses yeux d’un bleu profond.

Mais ce n’est pas grave, tu sais… Je vais continuer à chercher. Peut-être que je finirais par trouver. Qui sait ?

Et, encore, elle lui sourit.

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Mar 21 Juin - 14:52

「 Quand le destin t'emmerde 」

Aelan & Myr

Dieu qu'elle est naïve. Je passe une main dans mes cheveux et secoue la tête, désespéré par sa réponse. Je ne lui répondrai rien, ça n'en vaut pas la peine. Elle croit réellement que je n'ai aucune raison de lui mentir ? Sérieusement, je n'ai même pas envie d'ouvrir la bouche pour démentir ou, au contraire, enfoncer le clou. Son comportement est incroyable, et je ne le dis pas comme un compliment. Elle va probablement parler pour dire quelque chose d'intéressant, qui a du sens et qui n'est pas niais au possible. Mis à part répondre à ma question, elle n'a rien d'autre à faire, de toute façon. A deux reprises, elle soupire. Vu sa situation et la solution qui s'offrent à elle, son attitude n'est pas étonnante.

Elle répond avec un optimisme beau à voir, c'est dingue. J'aurais partagé son pessimisme si l'on se trouvait dans un autre clan, ils ne donnent pas confiance. Cependant, on est ici chez les Zhentarims, elle peut largement avoir une protection. Nos relations sont chaotiques avec une bonne parie des clans, c'est un bon point, ça ? Je soutiens son regard quand elle se plante en face de moi, profitant de cette proximité pour détailler les traits de son visage. Si je ne touche pas à mes armes, c'est essentiellement pour qu'il n'arrive pas la même chose que la dernière fois. A savoir elle, qui se mord le bras. Je ne fais pas l'effort de lui rendre un sourire, occupé à réfléchir sur ce qu'elle vient de dire.

« Bien sûr que si, ils peuvent. Ailleurs je ne sais pas, mais ici c'est tout à fait possible. Je préfère pas m'avancer là-dessus, même si ça me semble évident que tu peux obtenir une bonne protection si tu t'y prends bien. »

Je ne le dis pas pour lui faire plaisir, ça me semble vrai alors je lui en parle. Je me fiche de savoir si elle choisit un clan ou un autre... Par contre, je n'ai pas donné de grandes précisions sur le genre de personnes que l'on a dans le clan. J'en ai vaguement parlé, mais ce n'était peut-être pas assez clair.

« Oh, ici, on donne pas des pâquerettes à la première personne qui passe. Tout ça pour te dire que si tu demande asile, te comporte pas comme la cruche que tu es au quotidien. Enfin, tu peux toujours, mais ça ne sera pas tout le temps bon pour toi. De toute façon, tu ne comptes pas rester ici, n'est-ce pas ? »

Elle fait ce qu'elle veut. Je recule légèrement, sans pour autant mettre dix mètres entre nous.

« Le chef est pas un sauvage, cela dit. Tu sais, c'est le fossile aux cheveux blancs qui était dans la grotte la dernière fois. »

Fossile qui n'en a pas du tout l'air, mais je ne balancerai pas une tonne de compliments sur Belial, faut pas rêver. Elle l'a déjà vu, elle doit donc avoir une idée du genre de personne. Qu'elle ne se méprenne pas, je lui parle de tout ça car elle a indirectement mis en doute les capacités du clan.
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Mer 29 Juin - 10:49


Quand le destin t’emmerde

► Feat Aelan Khyreni

Bien sûr que si, ils peuvent, assura-t-il. Ailleurs je ne sais pas, mais ici c'est tout à fait possible. Je préfère pas m'avancer là-dessus, même si ça me semble évident que tu peux obtenir une bonne protection si tu t'y prends bien.

Une protection. Un foyer. Une famille. C’était la solution qu’on lui proposait. Cela semblait beau, comme ça. Mais elle savait que ce ne serait pas possible. Qui voudrait d’un monstre chez soi ? Personne. Et elle refusait de s’abaisser à mentir pour ses propres intérêts. En soi, le cadeau qu’on lui offrait était l’équivalent d’une boîte, dans une boîte, dans une boîte. Cela tournait en rond, pour beaucoup de déception, au final…

Oh, ici, on donne pas des pâquerettes à la première personne qui passe, ajouta-t-il. Tout ça pour te dire que si tu demandes asile, te comporte pas comme la cruche que tu es au quotidien. Enfin, tu peux toujours, mais ça ne sera pas tout le temps bon pour toi. De toute façon, tu ne comptes pas rester ici, n'est-ce pas ?

Elle le fixa un court instant, mais ne répondit pas à sa dernière question. Elle adorerait trouver un Clan qui voudrait d’elle, qui accepterait de la protéger même si elle n’était qu’une abomination, mais elle savait que c’était impossible. Pourtant, si elle en avait l’occasion, elle le ferait. Elle rejoindrait un Clan. Quel qu’il soit.

Mais que voulait-il dire par « ce ne sera pas tout le temps bon pour toi » ? Etre gentil avec les autres attirait la gentillesse de ces derniers. Elle ne comprenait pas pourquoi il parlait ainsi. Pour une fois, elle avait un peu de mal à le croire. Prenait-il ses camarades pour de véritables truands, ou doutait-il d’elle ? Dans les deux cas, cela la chagrinait, ce manque de confiance…

Voyons Aelan, personne ne m’aimera si je ne suis gentille avec personne. Pourquoi tu doutes autant ? De toute façon, c’est pas comme si un quelconque Clan voudrait de moi, hein ?

Elle poussa un long soupir attristé. Aelan avait légèrement reculé, se distançant un peu plus d’elle. Il n’avait pas l’air d’apprécier sa proximité. Ni la sienne, ni une autre, d’ailleurs. En réalité, elle était presque sûre qu’il n’avait aucun ami. Et cela la rendait triste, et lui donnait envie de redoubler d’efforts pour qu’il l’apprécie. Parce que sa solitude, même s’il pensait se complaire dedans, n’était que nocive, comme un poison qui lui rongerait les os, jour après jour. Elle le savait.

Le chef est pas un sauvage, cela dit, reprit-il. Tu sais, c'est le fossile aux cheveux blancs qui était dans la grotte la dernière fois.

Elle redressa brusquement la tête lorsqu’il parla du jeune homme de la grotte. Cela changeait tout ! Absolument tout !

Belial ? C’est lui le chef de ton Clan ?

En un sens, cela l’étonnait autant que ça ne l’étonnait pas. Elle ne s’attendait certes pas à ce que ce soit lui le chef des Zhentarims, mais d’un autre côté, il avait une sorte de charisme qui imposait le respect. Ce n’était pas surprenant qu’il arrive à se faire obéir de ses pairs. Mais Belial n’était pas méchant. Au contraire, il avait même l’air très gentil. Une lueur d’espoir passa dans son regard. Et si Belial voulait bien d’elle ? Et s’il acceptait de la protéger ?

Certes, elle fut vite rattrapée par la réalité : qu’il soit gentil ou non il n’avait tout simplement pas le droit d’accorder asile à un monstre de son acabit. S’il le faisait, il serait jugé complice, et serait lui aussi traqué par le Purgatoire. Et elle refusait qu’il soit obligé de fuir ou de se battre pour sa vie, à cause d’elle qui plus est.

Mais d’un autre côté, elle brûlait d’envie de tenter sa chance. D’en finir avec tout ça. Cette fuite vide de sens, pour préserver une vie qui perdait plus de valeur à chaque pas qu’elle faisait en direction de la solitude. Elle en avait assez. Il fallait que cela cesse.

A-Au fait… Tu sais où il est ? Et s’il va bien ?

On était dans une cité Zhentarim, non ? Il y avait des chances qu’il siège quelque part ici, où dans une autre ville proche d’ici. Elle se demandait comment il allait, depuis la dernière fois. Après tout, il lui avait sauvé la vie. Certes, il avait mal agi en tentant d’attaquer l’ennemi, mais il l’avait protégée. Elle lui en était éternellement reconnaissante. Alors, naturellement, elle s’inquiétait pour lui.

C’était sa nature, après tout : s’inquiéter pour tous ceux qu’elle croisait, sans jamais demander un sourire en retour. Pourtant, cette fois-ci, elle désirait une protection. Une famille. Et elle comptait énormément sur la gentillesse de Belial pour l’aider.

Quitte à ce qu’il refuse.

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Ven 8 Juil - 19:33

「 Quand le destin t'emmerde 」

Aelan & Myr

Si je devais me facepalm à chaque énormité qu'elle me sort, ma figure serait déjà marquée par de nombreux bleus. J'espère pour elle qu'elle ne cherchera pas à faire copain-copain avec les cons qu'elle pourra croiser, mais vu ce qu'elle dit, c'est mal barré... Je me contente de la regarder en silence, hautement désespéré par ce qu'elle vient de dire. Il n'y rien à faire, tant pis pour elle si elle persiste à croire que le monde est tout beau et tout gentil. Concernant ses questions, je ne réponds pas non plus. Je doute parce que j'estime devoir le faire, c'est plus simple pour éviter les incidents.

Je hoche la tête lorsqu'elle demande pour Belial. Ça l'a fait réagir plus que je ne m'y attendais. C'est compréhensible, cela dit. Puisqu'elle connaît Belial, elle doit se dire que ce n'est pas impossible d'intégrer ce clan en particulier.

« Oui c'est lui, depuis peu. »

Je pourrais répondre tout à fait honnêtement aux questions qu'elle me pose, mais je n'en ai pas envie. Elle y croira probablement, autant profiter de sa naïveté. Lui indiquer une mauvaise direction n'est pas la mort, par rapport à ce que j'ai provoqué lors de notre première rencontre. Je ne lui souris pas, réfléchissant volontairement au lieu à indiquer.

« Je ne sais pas s'il va bien, normalement oui. A moins qu'il soit mort entre-temps mais ce serait étonnant. Si je ne me trompe pas, tu le trouveras vers là-bas. Tu tournes à droite en sortant de la rue, et ça devrait pas être loin. »

Ce n'est pas du tout ça, mais quelle importance. J'accompagne mes mots d'un geste pour indiquer plus précisément. Oui, on peut être précis dans le mensonge. Ça ne me fait rien si elle se perd et ne trouve pas Belial, je ne me suis donc pas gêné pour mentir. Au pire ça lui fera une promenade pour découvrir le territoire.

« Tu comptes aller le voir ? C'est pas une mauvaise idée. »

Seulement, bon courage pour le trouver. Je lui adresse un sourire poli, loin de montrer que je me fiche largement de sa gueule. Je ne suis pas particulièrement amusé par la blague que je lui fais, mais bon, je ne vais pas dire être totalement ennuyé non plus. Peut-être qu'elle tombera sur lui, qui sait. Ce serait con vu la peine que je me donne pour la tromper dans mes indications, mais ce n'est pas une éventualité à exclure.
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Ven 5 Aoû - 16:15


Quand le destin t’emmerde

► Feat Aelan Khyreni

Aelan la fixa, silencieux. Il n’aimait vraiment pas parler. Enfin, ce n’était pas vraiment grave. Myr respectait cela. Elle ne ferait rien pour le froisser… du moins elle essayerait. Aelan, d’un autre côté, était tellement compliqué à cerner, et à comprendre.

Lorsque le jeune homme hocha la tête, elle ne put réprimer un petit sourire. Il y avait des chances que Belial l’accepte, même très minces, mais elles étaient bien là. Belial semblait être quelqu’un de vraiment gentil. Cependant, même s’il l’acceptait, accepterait-il tout autant les conséquences de cet acte ? Serait-il d’accord pour être traité comme un parjure ? Elle en doutait. Personne ne voudrait être ainsi persécuté pour elle. Pour un monstre.

Oui c'est lui, depuis peu, confirma-t-il.

Elle hocha la tête, néanmoins rassurée que ce soit lui, et pas un autre. Elle voulait vraiment tenter sa chance, en partant pourtant sur l’idée qu’elle serait rejetée. Cependant, peut-être que Belial pourrait au moins l’aider à trouver un endroit qui lui conviendrait, et où elle pourrait vivre en paix. Loin de la violence, et loin de la haine.

Elle voulait vraiment vivre sa vie comme elle l’entendait, sans jamais blesser personne. Même si elle sentait qu’elle n’avait pas vraiment sa place dans ce monde, qu’elle était un monstre, sans cœur, elle ne pouvait réprimer son instinct de survie, ces sentiments si humains, que sont ceux de paix, de tranquillité. Ce souhait d’amour, tout simplement. L’envie d’être aimée, choyée par une famille, et des amis. C’était là son vœu le plus cher.

Je ne sais pas s'il va bien, reprit Aelan, normalement oui. A moins qu'il soit mort entre-temps mais ce serait étonnant. Si je ne me trompe pas, tu le trouveras vers là-bas. Tu tournes à droite en sortant de la rue, et ça devrait pas être loin.

La jeune fille hocha la tête, rassurée que Belial se porte probablement bien. Elle constatait que ses rapports avec Aelan étaient toujours étranges, et que ce dernier parlait toujours de lui d’une façon assez singulière. Elle ne savait pas vraiment si c’était une bonne chose ou pas, alors elle décida de faire comme si c’était bien.

Au moins, elle pourrait demander son aide à Belial. Peut-être qu’elle trouverait un foyer. Peut-être qu’elle serait rejetée, une fois encore. Mais elle comprendrait. Elle comprenait toujours. On ne pouvait pas accepter un monstre comme elle. Mais, pour une raison qui lui échappait, elle avait vraiment envie de tenter sa chance. Peut-être pour enfin voir Aelan quand il n’était pas grincheux – si une telle chose existait. Elle se demandait à quoi il pouvait bien ressembler quand il ne râlait pas, ne se plaignait pas, ne mentait pas, quand il était gentil, et qu’il ne cherchait pas à la blesser.

Elle soupira, et le jeune homme demanda :

Tu comptes aller le voir ? C'est pas une mauvaise idée.

Il lui sourit poliment. C’était mignon. Il était mignon, quand il souriait. Du moins, plus mignon que quand il lui criait dessus… Mais pour certaine raison, cela lui fit mal. Parce qu’elle savait que quelque part, ce sourire était faux. Une formalité, tout sauf sincère. Et cela la rendait un peu triste. Elle aurait aimé qu’il lui fasse un sourire sincère, ne serait-ce qu’une fois… Mais elle savait qu’il ne l’aimait pas. Et c’était compréhensible, puisqu’elle était un monstre.

Elle soupira, mais continua de sourire. Sincèrement. Même si cela la blessait, il méritait qu’elle fasse preuve d’un minimum d’amour envers lui. Tout le monde le méritait. Même s’il était mauvais, Aelan était sûrement quelqu’un de bien au fond de lui. Il méritait qu’elle lui accorde une chance.

J’aimerais bien le voir. Peut-être qu’il pourrait me dire où trouver un endroit pour vivre, loin du Purgatoire.

Elle regarda le ciel, un instant. Elle aimerait tellement avoir un foyer, et des amis. Elle n’avait jamais été si près d’atteindre cet objectif, et son cœur battait la chamade dans sa poitrine. Même si elle savait que Belial ne voulait sûrement pas d’elle, elle ne pouvait pas s’empêcher d’être optimiste. Elle voulait y croire. Elle voulait croire qu’il existait un foyer pour elle en ce monde. Et que ce foyer était ici. Près de lui, près d’Aelan, qu’elle rencontrait décidément partout. Elle pourrait ainsi apprendre à mieux le connaître. Peut-être qu’au final, ils pourraient vraiment devenir… « amis » ?

Du moins, j’aimerais beaucoup qu’il m’aide.

Puis elle se tourna à nouveau vers lui, sans jamais cesser de sourire. Elle était contente qu’il soit là, même si sa simple présence lui rappelait sans cesse à quel point il la détestait. Au moins, il avait pu l’aider à trouver Belial, et pour ça, elle lui en était reconnaissante.

Merci. Pour Belial. Elle lui sourit, gentiment. Tu vois, tu peux être gentil, quand tu veux.
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Lun 24 Oct - 21:18

「 Quand le destin t'emmerde 」

Aelan & Myr

Elle a beau continuer de sourire, je ne lui rends pas la pareille. Certes, je lui ai adressé un bref sourire de politesse, mais je ne comptais pas le garder longtemps. Puis sérieusement, comment fait-elle pour sourire autant ? Les muscles du visage sont peut-être les seuls qu’elle travaille. Si elle va voir Belial, il pourrait effectivement lui trouver un endroit où vivre. Il a le pouvoir adéquate pour l’aider, et le purgatoire ne devrait pas lui faire peur. Mais, comme c’est triste ! Elle va partir dans la mauvaise direction lorsque l’on se quittera. Je ne m’en veux pas pour lui avoir menti, même lorsqu’elle ajoute qu’elle aimerait beaucoup que Belial l’aide.

Après tout, ce n’est pas comme si je réduisais ses chances de le rencontrer à néant. Disons que je ne l’aide absolument pas. J’aurais le temps de me remettre en question après, mais c’est tellement prise de tête que je ne le ferai peut-être pas, et cela pour une bonne raison. Si je me remettais en question à chacune de mes mauvaises actions, je serais devenu schizo. Ça ne me dit rien de l’être, surtout que je n’ai pas vraiment de problème avec mes agissements. Myr sourit, encore et toujours. C’est un sourire gentil, accompagné d’un remerciement et d’une constatation. Complètement fausse. Je vais finir par être embarrassé à force de compliment qui ne me vont pas du tout. Je ris, il n’y a qu’elle pour sortir des trucs aussi énormes.  

« T’imagines pas l’effort que ça m’a demandé pour être "gentil". De rien. Cela dit, j’espère qu’on ne se rencontrera pas à nouveau. »

Cette dernière remarque, pourtant blessante, je la dis sur un ton léger qui ne montre pas à quel point je suis sérieux. C’est sûrement dû à mon hilarité d’un instant car dans d’autres circonstances, j’aurais été beaucoup plus froid.

« Tu arriveras à te débrouiller pour le retrouver ? … Hm. En fait, t’es pas obligé de répondre. Si tu me dis que non, je ne t’aiderai pas pour autant. »

La question à peine posée, je me rends compte qu’elle pourrait être bien interprétée par une personne comme Myr. Raison pour laquelle je reprends aussitôt la parole après un court silence. Je veux seulement savoir si elle se perdra dans les rues, pas lui venir en aide. Elle s’en doute, j’espère. Je passe une main dans mes cheveux et ne lui adresse pas un regard tandis que je réfléchis à la bourde que j’ai failli faire. Puis je la regarde, sans lui sourire (c’est à dire comme 99 % du temps). J’aurais peut-être dû lui indiquer un chemin plus compliqué que l’autre.
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