Close your eyes, make a wish • Myr [ACHEVÉE]

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Sam 16 Avr - 18:59
  • Athémis
  • Myr
  • Seize ans
  • Femme

▬ ft. MYR ATHÉMIS – OC

Style de combat : Combat rarement, se sert de couteaux ou d'épées courtes. Recourt peu à la magie, car ne maîtrise pas sa transformation complète. Maîtrise la métamorphose partielle.
Taille : 170 cm
Corpulence : Mince, peu musclée.
Cheveux : Rouges et assez longs
Yeux : Lilas
Signe(s) distinctif(s) : Aucun


  • Solitaire
  • Hybride
  • Métamorphose
  • Voyageuse
Caractère

Solitaire – Douce – Calme – Déteste se battre – Naïve – Trop gentille – Introvertie – Responsable – Généreuse – Protectrice – Peu bavarde – Timide – Manque de confiance en elle – Rêveuse – Optimiste – Modeste – Curieuse – Ouverte d’esprit – Prompte au pardon – A du mal à s’affirmer – Polie – Libre de ses pensées – Franche – Honnête – Amicale – Sérieuse – Appliquée – Manque d’humour – Mélancolique

«Je suis un monstre.»
Ayant grandi dans cette optique, Myr est une fille assez introvertie, repliée sur elle-même, qui parle peu et se confie peu aux autres. Elle vit en marge, solitaire, ne cherchant pas à s’intégrer, pas par haine de l’autre, au contraire, puisque Myr est incapable de détester qui que ce soit, mais par peur du rejet. Si la jeune fille a l’habitude d’être seule, elle a extrêmement peur de l’avis des autres, peur qu’on la rejette, ou qu’on la déteste. Parce qu’elle ne veut pas être ce « monstre » dont on parle en la mentionnant. Elle veut être quelqu’un de gentil. Elle veut simplement être une fille normale.

Afin d’être acceptée, Myr s’est mis dans la tête qu’il fallait qu’elle soit gentille avec tout le monde. Peu importe la race, le Clan, elle devait être gentille, et se montrer amicale et généreuse avec tout le monde. Naïve dans toute l’innocence de ses seize ans, elle pense toujours qu’il lui suffit de faire preuve de gentillesse envers quelqu’un pour en faire son ami, ce qui fait d’elle quelqu’un d’extrêmement manipulable. Et sachant pourtant ce fait, elle n’oserait jamais se montrer impolie ou désagréable envers quelqu’un, même si celui-ci la manipule de bout en bout, simplement par peur du rejet, par peur qu’on la déteste.

Myr est une jeune fille beaucoup trop innocente pour un monde ou les loups dévorent les agneaux comme elle. Elle déteste la guerre, malgré ses origines qui tendraient à faire d’elle un être plus porté vers la violence. Pourtant, la jeune fille déteste ça, et, bien qu’elle sache se défendre, préférera toujours la diplomatie, et, même en combat, aura pour priorité la fuite que l’affrontement direct. Myr ne pensera jamais consciemment à blesser quelqu’un, et, trop gentille et naïve comme elle est, serait même capable d’offrir de l’aide à la personne la plus corrompue, et ce, même en le sachant. Parce que Myr pardonne vite. On l’insulte, elle pardonne. On insulte sa famille, elle pardonne. On s’en prend à elle, elle pardonne également. Myr est tellement figée dans cette idée, cet idéal de ne pas être le monstre que le monde prétend qu’elle est, qu’elle se sent incapable de faire une différence entre ce qui est bon ou mauvais pour elle. Elle est bloquée dans la perspective que, si elle est gentille avec quelqu’un, cette personne finira par l’être également, et elle ne sera jamais seule.

En effet, la jeune fille est bien rêveuse. Il n’est pas rare de la voir – quand on a la chance de l’apercevoir, Myr ayant une aptitude incroyable à se faire discrète et se rendre introuvable – perdue dans ses pensées, l’esprit bien loin de la réalité. Elle est souvent dans la lune et cela peut l’amener à se retrouver dans des situations bien délicates, par moments.

Myr ne s’énerve jamais. Elle est patiente, calme, et ne perd jamais son sang-froid. On croirait presque qu’il est impossible de l’offenser, puisqu’elle encaisse les insultes avec maturité, et ne réplique jamais. Elle ne s’emporte pas, elle ne veut pas donner raison à ceux qui la traitent de monstre. Elle sait qu’on la détestera si elle s’énerve contre quelqu’un… D’autant plus qu’elle est plus sujette à sa transformation lorsqu’elle est énervée, et, ne voulant effrayer personne, elle s’efforce d’éviter de changer d’apparence. Ce pouvoir l’effraie elle-même, car elle a peur d’être différente, de changer beaucoup trop lorsqu’elle est un dragon.

Cela fait d’elle quelqu’un d’extrêmement timide, qui n’ose pas aller vers les autres par peur qu’on la rejette parce qu’elle est différente. Elle manque, de surcroît, de confiance en elle. Elle ne se pense pas à la hauteur des gens, et se force à relativiser et à se surpasser pour qu’on l’accepte. Pour être enfin considérée comme une fille normale. Mais c’est difficile, parce qu’elle ne partage pas vraiment les mêmes centres d’intérêt que la plupart des jeunes de son âge, qui sont, pour la plupart, aventureux et amoureux du risque. Elle est plutôt prudente, voire légèrement trouillarde sur les bords, bien qu’elle aime découvrir de nouveaux horizons. Si elle aime voyager – parce qu’elle n’a pas de véritable « chez elle » – elle manque beaucoup de ce qu’on pourrait nommer vulgairement « féminité ». Elle ne cherche pas à plaire avec ce qui définit son corps, mais plutôt avec son attitude.

Myr est une jeune fille pourtant optimiste, qui pense qu’en persévérant, elle finira par être acceptée des autres. Elle a bon espoir qu’elle pourra un jour avoir des amis, et un foyer, malgré ses origines maudites. Elle pense qu’à force d’être gentille, d’aider les autres et de leur faire preuve de respect, ils finiront par la respecter elle aussi.

Myr est pourtant quelqu’un de triste, à l’intérieur. Parce qu’au fond elle a peur que rien ne change, qu’on la considère comme un monstre toute sa vie, qu’elle ne voie que des visages haineux la regardant, qu’elle ne puisse jamais avoir d’amis. Elle a peur de passer toute sa vie seule, de ne trouver personne pour l’aimer malgré ses origines. Elle a peur que sa gentillesse ne paye pas, et qu’elle ne fasse qu’alimenter le mépris qu’on lui voue.

Alors c’est pour cela qu’elle cherche. Qu’elle cherche activement la personne qui pourra l’accepter. La personne qui pourra l’aimer malgré ce qu’elle est.

La personne dont elle accomplira les vœux les plus chers.

Histoire

Bénédiction. Malédiction. Créée dans l'amour, dans la haine, dans la lumière et les ténèbres, à la frontière entre les cieux et les souterrains.

On ne sut pas vraiment ce qui avait poussé une telle union à exister. Comment un ange avait pu aimer un démora. Comment un démora avait pu aimer un ange. Et comment, de cet amour passionné et interdit, était née une enfant. Pourtant, de leur point de vue, c'était normal. Il n'y avait aucun mal à s'aimer. Après tout, pourquoi toujours ressasser ces histoires de races ? Pourquoi devraient-ils se haïr sous prétexte qu'ils étaient différents ? Cela n'avait pas de sens pour eux. Alors ils avaient préféré renier leurs lois, pour s'aimer, ne serais-ce que quelques minutes de plus.

C'est ainsi que naquit Myr. Elle fut aimée de ses parents. Ces derniers, accusés de haute trahison par leurs Clans respectifs s'étaient retirés de chez eux, reniant leurs origines, afin de pouvoir élever leur enfant, leur précieux petit enfant. Myr était la petite fille la plus belle, la plus adorable à leur yeux. Elle ressemblait aux humains. Elle ne possédait ni des ailes d'anges, ni des ailes de démons. Pas de crocs, pas de griffes, pas plus que de cornes ou d'écailles communes aux démoras. Elle ne ressemblait à ses parents que par ses cheveux rouges comme ceux du démora, et à ses yeux d'un violet profond comme ceux de l'ange. A part cela, on l'aurait cru totalement humaine. Et peu importait bien au couple ce qu'elle était. Car elle était leur fille, et ils ne désiraient que son bonheur.

Pourtant, ils se savaient traqués. Par les démoras, et par l'impitoyable Purgatoire, qui châtierait les parents, et tuerait l'enfant. Ils ne voulaient pas qu'on s'en prenne à leur fille. Le symbole de leur amour profond. Le symbole de leur union. Leur enfant désirée, leur chère petite fille, leur merveilleuse Myr ne pouvait pas mourir. Et, inconsciemment, ils savaient qu'ils arrivaient à leur fin tous les deux, et qu'ils ne pourraient pas échapper à leurs poursuivants éternellement. Ils n'avaient d'autre choix que de se séparer de leur si précieux enfant, pour le protéger. Pour lui permettre de vivre.

C'est l'ange, qui, en pleine nuit, apporta l'enfant à une auberge plutôt réputée, fréquentée par les bourgeois ou les petits nobles. Là, il laissa l'enfant, sans en dire plus sur sa propre identité, avec pour seule mention le nom du bébé.

On ne sut ensuite ce qui arriva au couple, mais on supposa que le Purgatoire les rattrapa, que le démora fut tué et que l'ange fut déchu. C'est du moins l'hypothèse la plus probable.

Myr fut adoptée par une bourgeoise, qui, ayant perdu son troisième enfant en couches, il y avait deux ans de cela, et désormais stérile, avait supplié l'aubergiste de lui confier le bébé. Le sachant entre de bonnes mains, il n'avait pas hésité, au fond de lui heureux de se débarrasser de cette bouche à nourrir qui ne lui apportait aucun profit.

La bourgeoise avait deux autres enfants plus âgés que Myr. Khan, l'aîné, allait sur ses sept ans, et Hilda, sa fille, approchait les trois ans. Les deux bambins se retrouvèrent ravis d'avoir une petite sœur, et, malgré son origine inconnue, ils l'adoptèrent et la traitèrent comme un membre de leur famille très rapidement.

Myr grandit donc aimée de sa famille, bien éduquée et ne manquant de rien, même si elle n'était pas non plus une enfant gâtée, au même titre que Khan et Hilda. La fortunée famille Athémis lui avait offert un nom, un foyer, et une famille à aimer. Elle était heureuse. Heureuse mais inconsciente du sang qui coulait dans ses veines.

Myr s'entendait très bien avec Hilda. Elles auraient presque pu être de vraies soeurs. Elles se racontaient tout, étaient très complices et passaient leur temps à jouer ensemble. De son côté, Khan était plus réservé, mais cela faisait partie de son caractère, et, sans en avoir l'air, veillait sur ses soeurs, prêt à les supporter en cas de besoin. Khan n'était pas fusionnel avec sa fratrie comme pouvait l'être Myr et Hilda, mais il aimait sa famille, et ne l'aurait jamais laissé tomber.

Ils vécurent un long moment ainsi. Myr avait désormais onze ans, Hilda quatorze, et Khan dix-huit. Leurs parents étaient fiers d'eux, et tout le monde en avait presque oublié que Myr était une enfant adoptée.

Pourtant. Pourtant...

Un soir, on frappa à leur porte. C'est la domestique qui vint, blême, annoncer les visiteurs aux parents. Des soldats du Purgatoire. Ils se demandaient ce qui pouvait bien se passer pour que de tels personnages s'intéressent à eux.

Ce fut un choc. On leur annonça qu'ils l'avaient retrouvé. Le fruit interdit. Le monstre bâtard né de l'union d'un démora et d'un ange. Pourtant ils aimaient leur fille. Ils nièrent. Cela ne pouvait pas être possible. Les enfants avaient regardé la scène les yeux écarquillés, effrayés, et angoissés à l'idée qu'on leur arrache leur précieuse petite soeur.

On les menaça d'emprisonnement s'ils ne coopéraient pas, car héberger et protéger du sang de démon était un crime. On n'eût pas le choix. Des larmes coulèrent. Hilda avait longuement serré sa soeur en sanglotant, déjà endeuillée. Khan avait regardé la scène de loin, des larmes aux yeux, maître de ses émotions même dans les pires moments.

On emporta Myr. Elle se débattit. Elle appela sa famille au secours. Tout y passa. Son père. Sa mère. Hilda. Et même Khan. Mais aucun d'eux ne pouvait quoi que ce soit pour elle, et, malgré ses onze ans, elle le comprenait. Et elle ne leur en voulait pas. Elle n'était même pas des leurs après tout. Elle ne pouvait prétendre qu'ils se sacrifient pour elle. Et elle leur pardonnait, en leur souhaitant de vivre heureux, après son départ.

On la ramena au Purgatoire. Ils prononcèrent la sentence : elle devrait être exécutée. Cela la fit frissonner de terreur. Elle ne voulait pas mourir. Pourquoi existait-il tant de violence contre elle alors qu'elle n'avait rien fait ? Elle n'avait jamais fait de tort à personne, et elle avait toujours été une fille bien élevée. Alors pourquoi vouloir lui arracher la vie ? Était-elle à ce point mauvaise ? Était-elle vraiment un « monstre » ?

Ils l'emprisonnèrent des jours durant, attendant le moment de sa mort. Cela la brisa intérieurement. Elle se retrouvait seule, terrassée par la vérité de ses origines, sans pouvoir se défendre, dans le couloir de la mort. Alors elle pensa un instant à qui pouvaient être ses parents, et songea qu'ils devaient beaucoup s'aimer, pour outrepasser les lois de leurs Clans respectifs et concevoir un enfant.

Enfin, après d'interminables journées, on l'amena dans une grande pièce circulaire, où de nombreux soldats étaient massés. Le bourreau attendait, l'arme à la main, d'accomplir son devoir funeste.

Elle se mit à pleurer, et on l'attira de force sur le sol, à genoux, pour que son tortionnaire puisse la tuer proprement. Elle songea un instant à toute sa vie, tous ses bonheurs passés, qu'elle ne retrouverait jamais. Ses parents, Hilda et Khan. Ils lui manqueraient.

Elle fit un vœu. Le vœu qu'ils soient heureux. Et elle pardonna à ceux qui allaient la tuer. Car il ne servait à rien d'emporter de la haine et de l'amertume dans l'Au-delà. Cela nuirait à son repos éternel. Et elle souhaita de tout son cœur pouvoir un jour revoir sa famille. Cette famille qui l'avait élevée alors qu'elle n'était même pas des leurs.

On donna l'ordre. L'arme s'apprêtait à tomber. Et elle ouvrit brusquement les yeux. Elle se sentait légère. Était-elle morte ? Elle n'avait pas eu le temps de souffrir. Elle avait l'impression de pouvoir flotter dans le ciel, de pouvoir voler comme un oiseau. Et elle avait l'impression d'être forte. De pouvoir pulvériser des montagnes.

Des cris déchirèrent l'assemblée et la forcèrent à rouvrir une fois de plus les yeux. Ils avaient l'air si petits... Comment cela se faisait-il ? Pourquoi étaient-ils si minuscules, brusquement ?

« Un monstre ! Tuez-le immédiatement, c'est un monstre ! »

Elle ne comprenait pas. Ils s'étaient tous mis à tirer des salves d'énergie successives avec leurs paumes, la mitraillant de magie. Cela lui causait des brûlures et lui faisait mal, et elle ne comprenait pas. Pourquoi la haïssait-on ? Pourquoi leur faisait-elle peur ?

Elle fonça dans un mur, le détruisit d'un coup, pulvérisant la roche comme si c'eut été du papier. Elle se sentait forte, malgré la douleur qui lui déchirait la peau et les muscles. Et légère, terriblement légère.

Ils l'attaquaient. Pourquoi ? Pourquoi ? Et cet instinct, cette force refoulée en elle, refaisait surface, occultait sa conscience. Elle était comme un animal en cage. Il fallait qu'elle se libère. Et eux, ils l'empêchaient de partir. Pire, ils s'en prenaient à elle.

Elle aurait simplement voulu qu'ils arrêtent. c'est tout ce qu'elle souhaitait. Elle n'avait pas voulu... Elle n'avait pas voulu...

Elle avait foncé sur eux, écrasant certains des plus proches, empalant les autres sur ses cornes, déchiquetant de ses crocs ceux qui la titillaient de leurs lances. Et elle n'avait pas voulu. Pas voulu tous les tuer comme ça.

Et alors, elle déploya deux larges paires d'ailes et s'envola, sa longue fourrure au vent, couverte de sang et de brûlures, blessée, et partit loin, très loin. Toujours inconsciente de ce qu'elle avait fait, et ne comprenant toujours pas pourquoi ils avaient eu peur d'elle.

Elle s'arrêta près d'une rivière pour se désaltérer, fatiguée de son voyage et de toute cette violence. Elle regarda son reflet dans l'eau. Elle écarquilla les yeux.

Ce n'était pas elle. c'était un monstre, qui se tenait là. Immense. Doté de pattes puissantes, ornées de griffes ensanglantées capable de déchirer la pierre, de cornes robustes elles aussi couvertes de sang, pouvant aisément éviscérer un homme. Ce n'était pas elle, cette face au long museau, ce corps long et robuste, ces deux sublimes paires d'ailes blanches et duveteuses, ce long fouet qui lui faisait office de queue, ces griffes, ces crocs et ce pelage couverts de sang. Ce n'était pas elle. Ce n'était pas Myr.

Elle poussa un long hurlement qui fit s'envoler une myriade d'oiseaux colorés, et éclata en sanglots, s'écartant vivement de son reflet afin de ne plus le voir. Et elle resta un long moment ainsi, jusqu'à ce que, vidée de ses forces, elle finisse par s'endormir, sur le sol froid et trempé par ses larmes.

Elle se réveilla incarnée en elle-même. Plus de crocs, plus de griffes ni de cornes. C'était bien elle, et, si elle n'avait pas été couverte de sang, elle aurait cru à un mauvais rêve, elle aurait cru qu'Hilda allait surgir de nulle part pour l'inciter à sortir avec elle dehors, prendre l'air comme deux insouciantes gamines qu'elles étaient, que Khan allait leur lancer de ne pas trop s'éloigner, et que ses parents leur lancerait un regard attendrit. Mais il n'y avait rien, à part un silence mordant, et cette solitude qui lui déchirait le cœur.

A compter de ce jour, elle vécut toujours seule, travaillant de ci de là pour trouver de quoi se nourrir, malgré son jeune âge. Ne pouvant effectuer des travaux d'adultes, elle était payée bien moins cher, et il lui était difficile de subsister. Cependant, au fil du temps, elle apprit à vivre dans la nature, à reconnaître les plantes comestibles de celles qui ne l'étaient pas, à chasser, à trouver de bons endroits pour la nuit. Et elle vécut en marge ainsi durant cinq longues années, sans jamais que le Purgatoire ne la retrouve. Au fil du temps, elle avait remarqué également que ses sentiments influençaient sa transformation, et elle apprit à éviter ce qui était susceptible de déclencher sa métamorphose. Pourtant, pour des raisons pratiques, elle apprit à se transformer partiellement, à se doter d'ailes d'anges et de cornes de démon, pour pouvoir se défendre. Mais elle doutait être capable de pouvoir blesser quelqu'un, même si celui-ci se montrait menaçant. Parce qu'elle ne voulait plus être ce monstre qui avait décimé la vie. Elle voulait être elle-même. Myr. Juste Myr.

Elle savait qu'on la haïrait. Parce qu'elle n'était pas pareille. Parce qu'elle était « impure ». Pourtant, elle ne comprenait pas. Mais elle pardonnait ceux qui ne l'aimaient pas. Elle ne voulait pas être méchante. Au contraire, elle serait gentille, avec eux. Pour leur montrer, leur montrer que ce n'était pas elle, le monstre qui avait tué ces gens. Qu'elle, elle était gentille, et qu'elle avait droit au bonheur. Qu'on pouvait être son ami. Et qu'elle n'avait pas à être seule.

Mais elle savait aussi qu'on ne l'accepterait jamais vraiment. Qu'au fond des cœurs, elle resterait méprisée.  Parce qu'elle avait un sang qui n'était pas bon à leurs yeux. Parce qu'elle était née d'une union interdite.



Myr leva les yeux au ciel. Le ciel était bleu, les oiseaux chantaient, près de cette rivière transparente, à l'eau claire. L'atmosphère était douce et de nombreuses fleurs voletaient, emportées par la calme brise tière du printemps. Et elle eut un sourire, sur son visage qui avait longtemps pleuré. Elle avait l'espoir. La liberté. On ne lui arracherait pas ça.

Elle chercherait. Et elle trouverait. Cet être qui comprendrait. Celui qui comprendrait qu'elle n'était pas un monstre.

« Ô toi qui erres en ce monde. Où es-tu ? Où es-tu ? J'accomplirais des miracles, à tes côtés. Je serais à toi, entière, et je te serais exclusive. Ô toi, qui erres en ce monde, où es-tu ? J'accomplirais n'importe lequel de tes voeux. »

  • Kira
  • Tiramisu
  • Quinze ans
J’aime les blonds, Touhou et les tiramisu. Je dessine et code. D’ailleurs mon avatar m’appartient entièrement.
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Sam 16 Avr - 19:03
Rebienvenue :3
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Sam 16 Avr - 21:28

✔ Validé

Hello !!! Bah dis donc tu auras été plus rapide que prévu. En tout cas tu es validée. Très belle fiche au passage !
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(c) Belial Ramneister
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